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| DIX
MALENTENDUS: 6. Supprime des emplois 6. L’OMC ne détruit pas d’emplois et ne creuse pas le fossé entre les riches et les pauvres Il est erroné et simpliste d’affirmer le contraire. Le commerce peut constituer une force puissante pour la création d’emplois et la lutte contre la pauvreté. Et c’est souvent ce que l’on observe. Parfois, des ajustements sont nécessaires pour faire face aux suppressions d’emplois; dans ce cas, la situation est plus complexe. Quoi qu’il en soit, le protectionnisme n’est pas une solution. Mais examinons les choses plus en détail. |
DIX MALENTENDUS 1. Dicte les politiques 2. Prône le libre-échange 3. Le développement 4. L’environnement 5. La santé 6. Supprime des emplois 7. Petits pays impuissants 8. Proie des groupes d’intérêts 9. Petits pays forcés d’accéder 10. Non démocratique Voir
aussi: |
Les
liens entre le commerce et l’emploi sont complexes. Il en va de même
des liens entre le commerce et l’égalité.
Un commerce plus libre et plus stable favorise la croissance économique. Il peut permettre la création d’emplois, contribuer à réduire la pauvreté, et, souvent, il fait les deux. Le pays qui en bénéficie le plus est celui qui réduit ses propres obstacles au commerce. Les pays qui exportent vers ce pays en tirent également profit, mais pas autant. Très souvent, les travailleurs des secteurs d’exportation sont mieux rémunérés et jouissent d’une plus grande sécurité de l’emploi. Cependant, les producteurs et leurs salariés, qui étaient auparavant protégés, doivent indéniablement faire face à une nouvelle concurrence lorsque les obstacles au commerce sont moins nombreux. Certains s’en sortent en devenant plus concurrentiels. D’autres n’y parviennent pas. Certains s’adaptent rapidement (en trouvant par exemple un nouvel emploi), alors que d’autres ont besoin de plus de temps. Certains pays, en particulier, réussissent mieux que d’autres à procéder aux ajustements nécessaires, du fait, en partie, qu’ils se sont dotés de politiques d’ajustement plus efficaces. Ceux qui n’ont pas mis en place de politique efficace perdent une occasion car l’élan que le commerce imprime à l’économie crée les ressources qui permettent de procéder plus facilement à des adaptations. L’OMC aborde ces problèmes de différentes façons. Elle prévoit une libéralisation progressive, accordant aux pays un délai pour prendre les mesures d’ajustement nécessaires. Certaines dispositions des accords autorisent également les pays à prendre des mesures de circonstance contre les importations particulièrement préjudiciables, mais dans le cadre de règles strictes. Par ailleurs, la libéralisation mise en œuvre dans le cadre de l’OMC résulte de négociations. Lorsque les pays estiment que les ajustements nécessaires ne sont pas possibles, ils peuvent refuser d’ouvrir les secteurs visés de leurs marchés. Il existe en outre un grand nombre d’autres facteurs qui ne relèvent pas de la compétence de l’OMC et qui sont responsables des changements intervenus récemment dans le niveau des salaires. Pourquoi, par exemple, existe‑t‑il dans les pays industrialisés une disparité croissante entre la rémunération des ouvriers qualifiés et celle des ouvriers non qualifiés? D’après l’OCDE, les changements salariaux observés dans les pays industrialisés ne sont imputables aux importations en provenance de pays où les salaires sont faibles qu’à hauteur de 10 à 20 pour cent. Le reste découle en grande partie des “changements technologiques fondés sur les qualifications”. En d’autres termes, les économies développées adoptent naturellement plus de technologies nécessitant une main-d’œuvre plus qualifiée.
Par ailleurs, le fait de mettre l’accent sur les importations de marchandises fausse les données du problème. Dans les pays développés, en effet, 70 pour cent des activités économiques concernent le secteur des services, où l’effet de la concurrence étrangère sur l’emploi est différent: si une société étrangère de télécommunication crée une entreprise dans un pays, elle peut par exemple employer des travailleurs locaux. Enfin, bien que 1.15 milliards de personnes vivent encore dans la pauvreté, des études, notamment de la Banque mondiale, montrent que la libéralisation des échanges depuis la seconde guerre mondiale a permis de tirer des milliards de personnes de cette situation. Elles montrent aussi qu’il est faux de dire que la libéralisation a accentué l’inégalité. |
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